Une carte n’est jamais qu’un dessin et un dessin est forcément plus ou moins fidèle, quelle qu’en soit la « précision ».
Songez donc qu’un trait d’un 1/2 mm d’épaisseur sur une carte papier à l’échelle 1/50 000 correspond à 25 m de largeur réelle … Ramenons ceci à la taille d’un écran de traceur … Vous réalisez ?
C’est vrai que l’électronique est très pratique - OK ! Mais … nos récepteurs GPS ne sont que de simples calculateurs qui calculent ce qu’on leur donne à calculer !
Mais sait-on que la vie des satellites est au-delà de ce qui était prévu et que leur stabilité « dérive » parfois beaucoup et ça se voit ! Mais parfois « pas beaucoup » et donc… ça ne se voit « pas beaucoup », voire pas du tout ! Et à 25 m près … c’est le grand frisson !
Ce stage a justement pour objet de vous informer de ces réalités et de vous proposer des données sures, simples et fiables !)
C’est cela qui vous sera proposé.
DOCUMENT 1F du SHOM
l’introduction de l’Ingénieur général l’Armement Jean-Nicolas PASQUAY, dans la préface du document
L’examen des accidents maritimes en relation avec les documents nautiques montre que les navigateurs placent souvent une confiance excessive en l’exactitude de ces documents, ou qu’ils les consultent parfois sans y porter toute l’attention nécessaire, ou encore qu’ils ne consultent pas toujours tous les documents pertinents pour les conditions de navigation dans lesquelles ils se trouvent.
Il m’a paru opportun d’expliquer les raisons des limitations des documents nautiques en précisant quelque peu les méthodes employées en hydrographie.
Le Guide du Navigateur donne des indications utiles sur l’usage des cartes et le degré de confiance qu’on peut leur accorder. Je ne reprendrai pas toutes les recommandations qui y sont faites, mais insisterai plutôt sur celles qui semblent avoir été ignorées lors de certains accidents nautiques.
Enfin, au moment où se généralise l’emploi du système de navigation GPS et où se prépare la carte électronique qui sera celle du prochain millénaire, il est bon de tempérer l’enthousiasme qui naîtrait de la facilité. L’emploi, sans précaution particulière, de ces instruments perfectionnés pourrait être à l’origine d’accidents nouveaux, peu probables lorsque le navigateur expérimenté ne dispose que de moyens classiques
tels que le radar, le gyro et le loch…..

La terminologie des cartes est maintenant universelle
Les cartes marines ont évolué au cours des siècles pour devenir de plus en plus complexes au fur et à mesure que les relevés des côtes mais aussi des fonds marins devenaient plus précis.
La mise en place progressive des phares et ensuite du balisage a nécessité un codage concis pour que toutes ces abréviations puissent prendre place sur la carte : seuls les noms propres sont en entier, les couleurs des balises, les couleurs et caractéristiques des feux, la nature des fonds font l’objet d’abréviations issues de l’Anglais depuis de nombreuses années et qu’il est donc impératif de connaître.
Le SHOM, Service Hydrographique et Océanographique de la Marine conçoit et édite les cartes marines qui couvre une très grande partie des océans.
L’existence des sous marins nucléaires a conduit le SHOM à afiner la carte des fonds marins alors que les cartes précédentes se contentaient des reliefs sous marins proches des cotes et correspondant à des profondeurs modestes.
Pour tenir compte du marnage (différence de hauteur d’eau entre la basse mer et la marée haute), il a fallu décider d’un"zero" des cartes, c’est à dire la sonde au dela de laquelle le niveau ne baissera pas. La France a opté pour le niveau des basses mers des plus grandes marées(ce qui semble logique) alors que les cartes anglaises avaient choisi un niveau moyen des basses mers de mortes eaux. Heureusement que tout s’est maintenant harmonisé et ainsi lorsqu’on lit une sonde sur une carte on sait que il n’y aura jamais moins d’eau sous la quille !